Mange et écoute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                         

                                                                           08:14 un peu de patience, le temps que le morceau se charge !

 

 

Cette création sonore explore la relation entre l’homme et son animal domestique et les dérives parfois drôles et même perverses d’une telle dépendance. Puisant dans des références cinématographiques comme Tati, Oshima ou encore Granier-Deferre, cette pièce montre comment dans certaines situations l’animal domestique est le vecteur de sadomasochisme dans la dynamique interpersonnelle des couples, et de ce fait à l’origine de la structure perverse, en toute innocence (Le chat, Granier-Deferre, 1971). Par ailleurs, elle montre également en faisant raisonner le thème musical de Max, mon amour (Oshima, 1986), qu’au-delà du simple tabou de la zoophilie on est ici dans une inversion animal/homme, le premier capable d'amour total, le second, perverti. Même inversion des rapports dans la relation entre le couple Arpel et leur gentil teckel ; dans un monde où tout est réglé par un code social imposé, une société où l’objet, fin en soi, a perdu toute fonctionnalité réelle et détruit les rapports humains, ce petit teckel vient perturber l’ordre établi. Les Arpel, habituellement sous contrôle, se retrouvent dans une situation de non maîtrise, dépendants uniquement du bon vouloir du chien. (Mon oncle, Tati, 1958).